Près de cinq cents personnes ont honoré le rendez-vous ce mardi.

« Cette journée peut paraître ringarde et dépassée, mais elle est souvent l’occasion de rappeler que c’est le peuple et surtout les travailleurs qui créent toutes les richesses et qu’il est aussi vecteur de liens et de solidarité”.

 En préambule de son intervention – effectuée chaque année en alternance avec la FSU -, Sébastien Andral, secrétaire de la CGT du Bassin, également conseiller départemental et municipal Puissance Sète, pouvait être satisfait. Près de 500 personnes ont en effet honoré le traditionnel rendez-vous syndical du 1er-Mai, soit une mobilisation supérieure aux années précédentes. Il faut dire qu’un an après l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, ce printemps 2018 n’est pas avare en luttes sociales.

Les cheminots sétois étaient d’ailleurs bien présents, aux côtés d’agents des Hôpitaux du bassin de Thau, d’enseignants, de retraités, de salariés (ASF, Carrefour, cars…) ou encore de demandeurs d’emploi, au sein du cortège qui a emprunté l’itinéraire habituel – pont Savonnerie, quais Lemaresquier et Suquet, pont de la Civette, rue Général-de-Gaulle -, terminus rue Jean-Jaurès pour le pot traditionnel à la Bourse du travail.

“La salsa du Macron”

En tête du défilé, François Valibouze, préposé à la sono, mais aussi lui-même interprète de pastiches de chansons célèbres (La salsa du Macron, Les Coquins d’abord, etc) diffusées tout au long de la manifestation, où les brins de muguet étaient bien entendu légion.

Auparavant, au pied de la fontaine du Pouffre, Sébastien Andral avait entamé son discours en rappelant que le 1er-Mai est avant tout une journée internationale. évoquant d’abord la situation en Syrie, “aucune intervention militaire, aucune action violente ne saurait permettre le rétablissement d’une paix juste et durable dans l’intérêt des peuples”, a déclaré le leader cégétiste, avant de tirer à boulets rouges sur les décisions prises en un an par “le président des riches et des très riches” et son gouvernement (loi travail “qui vise à généraliser la précarité”, baisse des APL, hausse de la CSG, baisse de l’ISF…).

évoquant les différents conflits en cours (des salariés de Carrefour aux agents des hôpitaux en passant par les blocages universitaires), Sébastien Andral s’est attardé sur celui de la SNCF, soulignant que “les transports publics, comme l’énergie, l’eau, la santé, l’éducation, sont de véritables services publics, indispensables pour le bien de tous, et qui doivent échapper à l’appétit des financiers, du capital et de tous ceux qui veulent spéculer et s’enrichir par eux ».

Entre “les 80 milliards d’exode fiscal et les 20 millards de fraude, 100 milliards pourraient être récupérés pour permettre qu’enfin le partage des richesses ne soit pas un vain mot. Et de conclure sur un appel à “la convergence des luttes pour un changement de société et un monde plus juste. Nous ne lâcherons rien, le vrai pouvoir dans ce pays c’est le peuple, c’est nous !”.

source Midi Libre du 2 mai 2018

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